Un point de vue de Marie Cazuguel

Parmi les mots qui caractérisent notre siècle, conséquence du précédent, celui de « plastique » vient rapidement à l’esprit.
Procédons à l’instant à une analyse sommaire de l’image :

  • Long étalage varié et coloré (attrayant, symbole de profusion)
  • Produits alimentaires, pesés, classés, agencés (pratiques, rapides à choisir, rapides à préparer en cuisine)
  • Du plastique à perte de vue (conservation et transport faciles, mais… déchets en perspective)

Dans une grande chaîne de magasins, cet étalage de plusieurs mètres de long de fruits et légumes sous plastique, produits en quantité avec une telle frénésie que les dates limites de consommation ne tardent pas à arriver rapidement avant écoulement des stocks.

Aujourd’hui, plus personne n’ignore que le plastique est produit à partir du pétrole. Plus personne n’ignore aujourd’hui non plus que ce dernier se raréfie, tend donc à disparaître et à devenir une ressource rare et fort coûteuse à terme.

Et sous ce plastique, nous savons tous désormais que la qualité des produits que l’on nous propose à l’ingestion est des plus piètres, voire littéralement nocives pour notre santé.
Des fruits et des légumes gorgés de pesticides, parfois cultivés hors-sol et ne se nourrissant donc plus de tous les nutriments profitables à notre métabolisme. Sans compter que les bas prix atteints par les hypermarchés en tous genres sont possibles grâce à la surexploitation de sols maltraités et de personnels, ou agriculteurs tout aussi maltraités que l’on ne voit pas, que l’on ne connaît pas… Toute cette facilité étalée sous nos yeux est le fruit d’un travail de sape du travail lui-même. Déconsidération du travail fourni avec peine par celles et ceux qui se penchent jour après jour sur la terre ou sur les machines à produire encore et toujours plus.

Cette situation est-elle inéluctable ?
À l’évidence non, car tout est une question de politique volontariste !

Propositions de Lyon en commun pour une alimentation saine de proximité :            

- Nous remplacerons l’alimentation industrielle de masse servie dans nos cantines, crèches municipales et résidences pour personnes âgées par une alimentation biologique, en conversion et locale. Une étude sera également lancée pour revoir la qualité de l’alimentation servie aux patients des Hôpitaux Civils de Lyon.

- Développer l’agriculture urbaine

- Alimentation bio et locale, lutte contre la présence des perturbateurs endocriniens