Un indicateur de bien-être à l'échelle du 7e arrondissement pour accroître la qualité de vie des habitants

Le 7e arrondissement est devenu un poumon économique de l'agglomération avec des entreprises de pointe installées à Gerland et un grand nombre d'établissements de l'enseignement supérieur. Les immeubles de bureaux se sont multipliés. L'arrondissement a été mis à forte contribution pour répondre à l'objectif d'attractivité de l'agglomération avec la construction massive de logements.

Si ce dynamisme économique est avéré, il a contribué à favoriser une ville tournée vers les cadres et les professions intellectuelles supérieures. Dans le même temps, le niveau d'équipements publics, autrement dit le « patrimoine de ceux qui n'en ont pas », n'a pas suivi la croissance de la population.

« Une offre de services publics qui recule, un renchérissement du coût de la vie, des pics de pollution répétés : le modèle lyonnais de Gérard Collomb et de David Kimelfled interroge »

Les familles peuvent bien bénéficier de services, à condition d'en payer le prix dans le secteur privé... ou sur certains équipements publics dont l'usage s'est fortement renchéri (centre nautique du Rhône). Enfin, le développement exponentiel de l'agglomération a suscité toujours plus de congestion en termes de trafic, favorisant la multiplication des épisodes de pollution et dégradant l'environnement et la santé des Lyonnais.

Lyon en commun remet en question le principe d'une croissance exponentielle de l'agglomération au regard des nuisances constatées dans toutes les grandes métropoles. Un objectif soutenable serait de parvenir à une métropole d'équilibre, qui ne se jauge pas au nombre d'habitants ou aux classements internationaux mais au regard de la qualité de vie de ses citoyens, à travers un indicateur de développement humain local.