Reprendre le contrôle de nos cantines

Nous voulons reprendre le contrôle sur nos cantines scolaires. Les enjeux sont multiples : l'éducation à l'alimentation, au goût ou à la saisonnalité de nos enfants, l'équilibre diététique des repas servis, la santé dans l'assiette ou la gestion des approvisionnements.

  •  Organiser le retour en régie publique de nos cantines dès 2022

Aujourd’hui, nos cantines scolaires sont confiées à une société privée − Elior − dont on sait qu’elle est incapable de respecter les cahiers des charges fixés par la puissance publique. À Lyon nos enfants ont déjà mangé des chips pour tout légume… Et dans d’autres collectivités, des parents d’élèves se sont rendus compte qu’à la place de la viande bio et française prévue par le cahier des charges, Elior s’autorise de servir aux enfants de la viande conventionnelle et allemande. Donc nous savons qu’il ne suffit pas de durcir telle ou telle clause d’un cahier des charges confié à Elior, nous devons organiser le retour en régie publique. Ce travail devra débuter par un audit de ce qui est véritablement fait à la cuisine centrale de Lyon afin de prévoir au mieux la sortie de la délégation de service public en 2022, à l'échéance du contrat.

  • Exiger des approvisionnements de qualité respectueux de la planète

Il ne suffit pas de promettre des aliments 100% bio dans nos cantines. Si nous ne prévoyons pas un travail avec les filières agricoles locales, ces denrées viendront de toute l'Europe, voire de plus loin et cela ne peut être considéré comme bénéfique pour la planète. C'est pourquoi nous nous engageons à travailler en lien avec le tissu agricole local afin de privilégier une agriculture bio et paysanne.

  • Enrayer notre sur-consommation de viande

Nous pourrons ainsi mieux gérer les menus et prendre en compte, notamment, la nécessaire réduction de la consommation de viande en proposant des repas végétariens de qualité 2 fois par semaine à tous les enfants et en option les autres jours. C'est avant tout une mesure de santé publique étant donné qu'actuellement nous servons entre 2 fois et 6 fois trop de viande à nos enfants au regard des recommandations de l'OMS. Et c'est pour cela que nous avons signé la charte de l'Association Végétarienne de France.

  • Décentraliser une cuisine centrale industrielle

Parallèlement, nous dé-centraliserons cette cuisine industrielle, basée à Rillieux-la-Pape, qui prépare plus de 24 000 repas par jour. En effet, nous savons qu’au delà de 10 000 repas par jour, une cuisine centrale est incapable de préparer des repas de qualité. Donc, nous créerons 3 cuisines centrales à l’échelle de la ville d’une capacité maximale de 10 000 repas par jour.

  • Former et revaloriser nos agents

Afin de pouvoir modifier la composition des menus, changer les pratiques avec la sortie du plastique à usage unique ainsi que faire évoluer nos approvisionnements, nous devons revoir la considération apportée à nos agents. Des cycles longs de formation leur seront proposés et nous les revaloriserons.

  • Sortir du plastique à usage unique

Nous nous engageons à respecter la charte des cantines sans plastique qui anticipe et va même au-delà des obligations fixées par la loi EGALIM en matière de sortie du plastique à usage unique de la restauration collective.