REPONSES LYON EN COMMUN 9ème arrondissement au questionnaire de l’Association des amis du Parc Montel

 Questions relevant des compétences de la ville :

  1. Quels sont vos projets pour faire face à l’augmentation de la population à Vaise en termes d’infrastructures, en particulier sur les écoles ?

 

Les politiques urbaines menées par l’exécutif Collomb/Kimelfeld axées sur un développement économique exacerbé de la Métropole produisent un accroissement des populations et une saturation des équipements publics municipaux faute d’une réelle anticipation et surtout d’une volonté politique d’investir dans ces structures.

La liste Lyon En Commun a une vision tout autre et s’engage à :

Faire un bilan et une projection sur le développement démographique et ses impacts sur les besoins en termes d’écoles et de crèches sur le 9e arrondissement.

Mener un diagnostic concerté sur l’état des groupes scolaires en matière de locaux, cours de récréation et restaurants scolaires

Rendre les données publiques en y associant une feuille de route d’actions concrètes et un échéancier prévisionnel.

Finaliser la construction du GS J. Masset et mettre en place les équipements pour une rentrée opérationnelle en septembre 2020.

Organiser le concours de Maitrise d’œuvre en 2020 pour la construction du GS Nérard (9 classes maternelles avec restaurant scolaire) pour une livraison en 2023 en y incluant une réflexion sur la possibilité d’extension future. Réaménager en parallèle la maternelle A. Hepburn.

Rénover les écoles en optimisant les locaux

 

Par ailleurs, nous souhaitons améliorer ces équipements publics :

  • par un programme de « dé-bitumisation » des cours des établissements scolaires pour créer des ilots de fraicheurs.
  • par un retour en régie publique pour la restauration scolaire mettant fin au contrat liant la Ville avec Elior : pour une alimentation saine, de qualité, bio, à partir de produits locaux.
  • par des rénovations thermiques exemplaires et l’équipement de production d’énergie photovoltaïque

 

  1. Pouvez-vous vous engager à nous communiquer, de manière transparente et détaillée les données de projections démographiques du quartier, en particulier sur l’occupation des écoles en regard des infrastructures existantes ? (nous n’avons obtenu jusqu’à présent que des données incohérentes et incomplètes)

Cette action nous semble prioritaire. Le diagnostic doit être mené de manière concertée (corps enseignant et associations de parents d’élève).

Les données et hypothèses de projection doivent être rendues publiques.

Nous proposons d’y associer un programme d’actions concrètes, chiffrées et planifiées.

 

  1. Considérez-vous que le droit à la préemption de terrain par les collectivités publiques sera utilisé préférentiellement à sacrifier les parcs publics si le foncier vient à manquer pour les infrastructures? Si oui, sur quels moyens / ressources comptez-vous vous appuyer pour  pouvoir le faire ?

En effet, le droit de préemption urbain doit être utilisé en priorité en fonction des besoins fonciers de la collectivité, les parcs publics devant être sanctuarisés en espaces naturels, lieux de respiration et de ressources dans la ville.

Il existe aussi d’autres outils comme l’expropriation pour les projets d’utilité publique.

Ces dernières années, l’exécutif Collomb/Kimelfeld n’a pas souhaité réguler le foncier.

Une ville à vivre et non une ville à vendre

Notre programme prévoit des mesures pour maîtriser l’envol des prix du foncier et des loyers

- stopper les politiques d’attractivité économique à tout prix qui incitent des investisseurs de toute la planète à spéculer sur le foncier (notamment provenant des fonds de pension),

- lancer une politique d’achat du foncier notamment avec l’Organisme Foncier Solidaire. Déjà en place, il sera doté d’un véritable budget d’acquisition : ceci permettra de déconnecter la propriété d’usage de la propriété du sol (système de bail réel solidaire),

- encadrer les loyers comme la loi ELAN le permet déjà. (Paris et Lille l’ont déjà mis en place)

- encadrer les locations touristiques type Airbnb avec un contrôle rigoureux des mesures mises en place

 

 

 

  1. Pouvez-vous vous engager sur une date de démontage de l’école provisoire ? Sinon, quand pourrez-vous vous engager?

Nous ne pouvons pas nous engager sur une date de démontage avant d’avoir accès à l’ensemble des données et d’être en mesure de maîtriser l’ensemble du dossier et de son historique.

D’autant plus que, pour le cas de l’école provisoire, des annonces de l’exécutif Collomb/Kimelfeld ont déjà été faites et non pas été tenues : il s’agit maintenant de tenir le timing qui sera annoncé.

La priorité sera donnée à la sécurité des élèves. Une école temporaire, doit rester temporaire d’une part et le parc doit être restitué aux habitants et plus généralement à la ville. Idéalement, nous aimerions rendre l’opération possible dès 2020, mais nous devrons, au préalable, nous assurer des conditions d’accueil des élèves dans les établissements existants et l’établissement neuf (il semble hélas bien probable que le retard de démontage soit lié à la construction de la maternelle rue Ménard)

Nous nous engagerons avant l’été sur un échéancier.

 

  1. Quels sont vos projets d’aménagement du Parc Montel après démontage de l’école ? Pensez-vous faire participer les habitants du quartier pour le définir ?

 

Pour le rétablissement du parc, il nous semble primordial de « débitumer » ce qui l’a été, de mettre en valeur le végétal existant, de re végétaliser, de recréer les fonctionnalités historiques perdues (grands espaces, jeux pour les grands enfants, sanitaires), de laisser la place à l’eau.

Une idée chère au Conseil de quartier de Vaise est notamment la renaturation du Ruisseau des Planches avec un parcours paysager permettant de relier l’angle Sidoine Apollinaire/Marietton au parc Montel. Cela semble possible sans trop d’acquisitions (fonds de tènement notamment des concessionnaires automobiles) et bien sûr avec la traversée de l’îlot Maurin. Nous voulons porter cette belle idée.

Nous souhaiterions pourvoir inclure des espaces pédagogiques (plantation, compost…) en lien avec les écoles et des associations.

Après plusieurs années de disparition, il nous semble intéressant de rebâtir un projet de parc qui associe les utilisateurs à sa conception, en y intégrant la réflexion sur la future extension. C’est pourquoi nous mettrons en place une concertation préalable pour définir les usages en s’appuyant sur le Conseil de quartier et sur l’association des Amis du parc et son réseau (à qui l’avenir du parc doit beaucoup). Nous proposerons également d’investir les écoles dans le processus au cours de la réflexion préalable et pendant les opérations de construction et d’inauguration. Cela permettra de donner sens à la démarche en créant du liant entre la jeunesse et le futur parc réaménagé.

 

 

Questions relevant des compétences de la métropole :

  1. Pouvez-vous vous engager à « sacraliser » la surface des espaces verts dans le PLU-H, pour qu’un permis de construire (même provisoire) ne puisse plus être accordé dans des circonstances similaires ici ou ailleurs.

Notre tête de liste à la mairie de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert n’a pas voté le PLU-H, c’est dire notre position vis-à-vis du document qui met en priorité l’attractivité économique avec les problèmes inhérents à cette politique exposés ci-dessus. Il est d’ailleurs prévu de stopper et de repenser les grands projets en cours en y associant des phases de concertation qui ont, de notre point de vue, été insuffisantes ou inexistantes.

Il va de soi qu’il est indispensable de sanctuariser les espaces verts existants. Tous les candidats s’engagent à planter. Nous les premiers, en particulier dans les cours d’école ou dans les rues en prenant sur les voieries pour permettre de mailler la ville de poumons verts. Mais la végétalisation prend du temps, alors oui, il est indispensable de s’appuyer sur ce qui existe et de le défendre.

Un document d’urbanisme donne des axes et constitue un appui pour conserver ce qui existe. Il s’agit donc de donner une place importante à la protection des arbres et plus généralement des espaces naturels existants dans le PLU-H.

Mais ce n’est pas tout. Pour assurer la protection du patrimoine végétal, nous voulons agir sur toute la chaîne :

  • Recenser l’existant et sa valeur écologique de la même manière que l’atlas de la biodiversité réalisé dans le 1er arrondissement avec le soutien de Nathalie Perrin Gilbert (« Des espèces parmi Lyon »)
  • Valoriser l’existant en travaillant avec des associations spécialisées et en associant les écoles : parcours de biodiversité, animations pédagogiques, mise en place de panneaux d’informations.
  • Renforcer la vigilance à l’instruction des permis de construire
  • Associer les citoyens (commission citoyenne => cf nos engagements sur le volet démocratique)

 

 

 

  1. L’OAP créée dans le PLU-H laisse un flou sur la frontière exacte entre la partie qui sera affectée au Parc et la partie qui restera au propriétaire actuel (qui a d’autres projets immobiliers en cours dans le quartier qui pourraient servir de levier de négociation). Quel est votre objectif sur la taille de la future extension? Etes-vous prêt à essayer de revenir à l’extension du parc telle que prévue en 2015 ? Quels moyens êtes-vous prêts à déployer, et à quelle échéance?

 

Là encore, nous ne pouvons pas nous engager sans les données précises. Notre ambition sera de revenir au périmètre de l’extension initiale prévu au précédent PLU et de porter le projet dans le mandat.

Il nous semble indispensable :

  • que l’extension soit d’une taille raisonnable par rapport au projet initial ayant fait l’objet de la concertation soit un objectif minimum de 3000 m².
  • que la surface du parc reste d’un seul tenant
  • et que le tracé du ruisseau soit intégré au maximum au périmètre de l’extension.

 

  1. L’équipe sortante nous a expliqué avoir reculé sur la taille de l’extension pour des raisons budgétaires (non réponse à mise en demeure d’acheter suite au PLU de 2015). Prévoyez-vous de consacrer le budget qui sera nécessaire au rachat de ce terrain ?

Nous dénonçons cette absence de décision au bon moment et mettons en doute la réelle volonté du précédent exécutif de faire aboutir le dossier. Nous ferons expertiser le terrain par France domaine pour en connaître le juste prix et ainsi entrer en négociation avec le propriétaire.

 

Lyon le 10 mars 2020