Portrait du 8 : Jean-Paul VILAIN

Originaire du Morvan, je suis arrivé à Lyon il y a une cinquantaine d'années pour continuer mes études à Sciences Po. Une fois le diplôme en poche, j'ai sans doute « assez mal tourné » puisque je me suis orienté vers les métiers du social, au plus près des gens : d'abord comme éducateur spécialisé puis adjoint de direction dans les Foyers de Jeunes Travailleurs lyonnais – les MAJO - qui avaient la particularité d'accueillir en leur sein des jeunes placés par les services de l'ASE ou de la Justice. Puis comme directeur de différents centres sociaux gérés par la CAF de Lyon dans des quartiers pas toujours très faciles de l'agglomération.

Une vie professionnelle où l'on n'a pas trop le temps de s'ennuyer, surtout si l'on ajoute quelques engagements divers et variés de type syndical, familial et associatif…

C'est sans doute pourquoi, une fois à la retraite, je continue à m'investir dans un certain nombre d'associations ou de collectifs, notamment autour de la question de l'accueil des exilés pour que les migrants, avec respect et humanité, soient accueillis, hébergés et accompagnés vers l'autonomie à laquelle ils aspirent et à laquelle ils ont droit.

À ce titre, l'expérience menée pendant l'été 2018 aux côtés de Nathalie Perrin-Gilbert, Maire du 1er arrondissement, pour ne pas laisser dehors les mineurs étrangers isolés et leur ouvrir coûte que coûte les locaux de la Marmite Colbert, même contre l'avis de la mairie centrale, restera pour moi et les nombreux citoyens engagés dans cette aventure, une belle preuve de courage politique… volonté que l'on peut espérer retrouver demain à la tête de la Ville de Lyon.