Oser le municipalisme : Nos propositions pour le 7e arrondissement

1. Respecter la loi de 1982 sur les arrondissements en redonnant un pouvoir délibératif aux élus locaux et aux citoyens en proximité (comités d'usagers), sur le fonctionnement des équipements publics du quartier : écoles, crèches, bibliothèques, gymnases, salles associatives...

2. Oser des votations citoyennes en mairie d'arrondissement sur les grands projets d'aménagement afin de recueillir l'avis des habitants en dehors des seules périodes électorales.

3. Permettre aux collectifs d'habitants et aux associations de siéger en conseil d'arrondissement, aux côtés des élus, avec un pouvoir d'interpellation du Maire de Lyon et du Président de la Métropole (exemple de la mairie du 1er arrondissement qui a expérimenté cette innovation démocratique).

4. Déprofessionnaliser les conseils de quartier, trop souvent réservés aux experts, aux militants, aux personnes disponibles, pour s'ouvrir de nouveau à l'ensemble de la population : tirage au sort de participants, groupe d'expression ponctuelle, assemblée de quartier annuelle ouverte à tous...

5. Favoriser l'émergence de « syndicats de citoyens », qui puissent s'auto-organiser à l'échelle de leur résidence, de leur rue, de leur quartier, pour porter des revendications à destination de la mairie, de la métropole, du bailleur, des services de l'Etat...

6. Consulter annuellement un « panel citoyen », représentatif de la sociologie de l'arrondissement, pour nourrir l'évaluation menée autour de l'indicateur de bien-être et du développement humain.
 

7. Editer un magazine d'arrondissement contributif, porté avec les acteurs locaux et dépassant la seule parole institutionnelle de la mairie (comme la revue A1, récompensée sur  le 1er arrondissement).

8. Rendre gratuit l'accès aux salles d'arrondissement pour les associations d'intérêt local afin de stimuler la vie démocratique, le lien social, l'épanouissement social et culturel.

9. Conduire une conférence de citoyens sur les biens publics fondamentaux et le retour en régie publique (distribution de l'eau, transports publics, énergies, traitement des déchets...).

10. Délibérer en conseil d'arrondissement pour déclarer le 7e arrondissement « zone hors-TAFTA » afin de refuser un  libéralisme économique effréné, la marchandisation de la ville et des services.