Le plan piscines de Collomb a fait « plouf » !

Alors que la piscine du Rhône affiche une tarification prohibitive (8€ l’entrée), que les files d’attentes deviennent insupportables l’été (plus d’une heure parfois), la Ville de Lyon ne trouve rien de mieux à faire que de céder la piscine municipale de Gerland au secteur privé au lieu de la réhabiliter.

 

Un manque d'entretien du patrimoine communal

 

La cession de la piscine au groupe « GL Events » est révélatrice de la politique patrimoniale de Gérard Collomb ces vingt dernières années : les équipements publics de proximité (gymnases, piscines, salles associatives...) n'ont pas fait l'objet d'investissements, tandis que la part belle était faite aux grands projets ou au développement des clusters. Résultat, la piscine de quartier n'a pas connu de rénovation majeure depuis sa construction dans les années 60.

 

Une piscine cédée au privé... mais à quel prix ?

 

Nul ne sait dans quelle mesure cette piscine sera ouverte au grand public ou aux scolaires, ni à quel prix. Reste que si le service public municipal incarne « le patrimoine de ceux qui n'en ont pas », avec une politique tarifaire qui doit permettre l'accès de tous, il y a fort à parier que la piscine privée recherchera la rentabilité, opérant de facto un tri des publics.

 

La cession de la piscine est par ailleurs symptomatique d'une délégation du quartier de Gerland au secteur privé. Le stade de Gerland a été confié au LOU Rugby (et donc à GL Events) qui a fait payer très chère l'opération à la Ville de Lyon (25 millions d'euros quand même !). L'investisseur en a profité pour créer des immeubles de bureaux sur l'enceinte du stade qui n'ont évidemment rien à voir avec la pratique sportive du rugby.

 

Il se murmure maintenant dans les médias locaux que la Halle Tony Garnier pourrait être cédée à GL Events alors que cet équipement, qui appartient au patrimoine lyonnais, permet à la Ville de Lyon de percevoir annuellement d'importantes recettes publiques sur les spectacles qui s'y tiennent.