La gratuité des transports en commun urbain, une mesure nécessaire à la hauteur de la crise écologique et sociale

Par Laurence Boffet, Loïc Rigaud, Paul Ariès

 

Lyon est connue pas seulement pour ses bouchons gastronomiques mais pour la pollution de son air et la cherté de ses transports en commun.

Lyon est la 32e ville la plus chère au monde, bravo l'alliance Collomb/PS/PCF/EELV qui a géré la ville ensemble durant l'essentiel du mandat de Gérard Collomb.

La majorité sortante qui s'assume (Collomb) et ceux/celles qui partagent honteusement son bilan (PS, PCF, EELV) n'ont malheureusement pas tiré les leçons de ce triste bilan social, écolo et humain.

La liste dite "Gauche Unie" parle de "gratuité ciblée" c'est à dire réduite aux seuls pauvres, tandis que la liste EELV propose de développer une tarification sociale qui existe déjà... 

Les listes LYEC, Municipales et Métropole, sont les seules à proposer de construire la gratuité des transports en commun urbains dans toute la Métropole.

Cette gratuité nous la construirons politiquement, financièrement, techniquement par une amélioration du réseau.

Le problème de la gratuité n'est pas comptable mais politique.

Le seul coût des embouteillages (943 euros par personne et par an) est supérieur au coût de la gratuité.

La majorité sortante n'a rien contre la gratuité mais elle la veut pour les seuls riches, c'est-à-dire pour les congressistes, notaires, médecins, avocats, plutôt que pour la population.

La gratuité des transports n'est pas un coût mais une mesure qui rapporte en termes de santé publique, d'environnement, de nuisances sonores, d'entretien des voiries, des façades, de temps perdu dans les bouchons, de coût annuel d'un véhicule pour les ménages, etc.
La gratuité des transports est aussi nécessaire pour en finir avec des techniques toujours plus musclée de lutte anti-fraudes, reposant sur la culpabilisation des voyageurs et la peur.

 

Plus de 30 villes en France, plus de 500 dans le monde, des pays comme le Luxembourg (à partir du 1er mars) développent la gratuité des transports en commun, pourquoi pas Lyon ?

Ceux qui comme EELV sur Lyon/métropole exclut le passage à la gratuité comme ceux qui comme la gauche unie proposent la gratuité pour les seuls pauvres manquent sacrément d'imagination et de volontarisme politique.

 Préconiser la gratuité pour les seuls pauvres et soutenir que celles/celles qui peuvent payer doivent payer les transports en commun est une machine de guerre contre les gratuités existantes et la sécurité sociale.

Si on accepte ce discours pour les transports en commun pourquoi ne pas l'accepter pour l'école ou la santé ?

Cette gratuité d'accompagnement du système ne va d'ailleurs jamais sans condescendance ni flicage :

Etes-vous un vrai pauvre méritant ou un salaud de fainéant ?

Cette gratuité d'accompagnement du système n'a jamais permis de changer les modes de vie.
La Liste Lyon en commun (LYEC) veut la gratuité des transports en commun 
car elle veut changer la façon de se déplacer, elle veut changer la façon d'habiter, de vivre.

Nous le disons aux autres listes de toutes les couleurs politiques.
En refusant la gratuité des transports en commun, vous passez à côté de l'histoire, 
vous porterez une responsabilité dans la dégradation de la qualité de l'air mais aussi dans des politiques anti-fraudes qui sont devenues un véritable marché car on les vend à l'étranger.

La gratuité des transports en commun est au coeur de nombreuses campagnes électorale en France. Dans la région : à Saint-Etienne avec le PS, à Clemont-Ferrand avec le PS, à Chambery avec une liste unitaire, à Grenoble ou le maire EELV s'y est dit favorable... 

La gratuité les seuls jours de pollution de l'air est un premier pas mais c'est une mesure masochiste si on ne veut pas aller plus loin, car sitôt que cela va un peu mieux, on revient à la voiture, histoire de polluer à nouveau ! 
Nous voulons en finir avec la malvi(ll)e au nom d'une vraie écologie de rupture,.

Nous voulons en finir avec la malvi(ll)e au nom d'une gauche de transformation.

La gratuité des transports en commun urbains relève d'une écologie sociale et populaire.

Electrices et électeurs, enterrez définitivement Marguaret Thatcher qui osait dire que si à 25 ans on prend encore les transports en commun c'est qu'on a raté sa vie.
Voyageuses et Voyageurs, faites taire l'ancien Président des TCL et ex-élu "socialiste" 
qui confiait au Figaro le 6 janvier 2015 au sujet des pauvres habitant la métropole "Quand ils n'ont pas beaucoup de moyens, il faut qu'ils ne se déplacent que dans le mesure où ils en ont besoin et non pas uniquement parce qu'ils en ont envie"... Il y a toujours un Bernard Rivalta qui sommeille chez les adversaires de la gratuité ! 

Nous appelons les électrices et électeurs à  faire des élections des 15 et 22 mars un référendum pour ou contre la gratuité des transports en commun urbains.