Instaurer une véritable démocratie alimentaire

Aujourd'hui le "bien manger" est loin d'être une réalité pour l'ensemble de la population : les inégalités sont criantes et les conséquences sanitaires considérables. La Cité de la gastronomie, inaugurée en 2019, ne remplira pas son rôle en matière d'éducation et de santé alimentaire, car elle cible le tourisme et les plus aisés, en affichant des prix prohibitifs. En parallèle, l'aide alimentaire, mal conçue, demeure impuissante à assurer un véritable droit à l'alimentation durable pour toutes et tous.

  • Favoriser les commerces alimentaires indépendants et durables

L'espace public et le territoire lyonnais font l’objet d'une marchandisation effrénée. La puissance publique soutient les clusters économiques tandis que les commerces locaux et indépendants sont chassés pour laisser place à des chaînes. Nos quartiers, privatisés, perdent leur singularité. Nous proposons un contre-modèle pour dynamiser notre économie locale, créatrice d’emplois non délocalisables. Cela passera par la préemption de locaux commerciaux sur toute la ville afin de réinstaller commerces de proximité et de maintenir l’emploi local.

Nous pensons également qu'il est nécessaire d’orienter la commande publique vers l’économie réelle et locale. Nous nous engageons à accompagner et promouvoir les initiatives de l'économie sociale et solidaire plutôt que la French Tech : agriculture paysanne et de qualité, coopératives d’activité et d’emploi, monnaies locales, etc.

  • Soutenir la pratique du jardinage en ville

À l'instar de la pratique artistique ou sportive, nous pensons que la pratique du jardinage est facteur d'émancipation et de bien-être pour les individus. Les jardins partagés, toits cultivés, jardins ouvriers, etc. créent du lien social autour de l'alimentation, sont des lieux accessibles à tous et où nous pouvons observer une réelle mixité sociale. Par ailleurs, chaque parcelle de pleine terre en ville constitue un ilot de fraîcheur salutaire pour les périodes de canicule. Ainsi, nous nous engageons à lancer un plan de développement et de soutien des jardins partagés et autres lieux de pratique du jardinage amateur.

  • Expérimenter une allocation alimentaire à destination des plus modestes

Encore aujourd'hui, environ 15 % des Grand-Lyonnais sont sous-alimentés. En effet, une fois les charges fixes payées, certains foyers ne disposent presque plus d'argent pour se nourrir. Ce n'est pas une situation acceptable. Outre les nombreuses propositions que nous formulons (encadrement des loyers, gratuité des TCL, crèches publiques, gratuité du périscolaire, etc.) pour freiner l'augmentation du coût de la vie à Lyon dont les effets sont indéniablement liés à la politique d'attractivité du territoire, nous estimons, conformément à la loi, que la collectivité doit garantir un véritable droit à l'alimentation. Pour cela, nous proposons l'expérimentation d'une allocation alimentaire à destination des plus modestes et l'ouverture de cantines populaires publiques 7j/7.