Communiqué : Monopolyon

Faire de Lyon une ville à vivre, pas à vendre !

 

Ce jour, Nathalie Perrin-Gilbert et les têtes de liste Lyon en Commun se réunissaient autour d'une action originale protestant contre la "ville à vendre" au profit de la "ville à vivre".

 

Entre 2009 et 2019, les prix de l'immobilier ont augmenté de 53% en moyenne sur la ville de Lyon. Sur 20 ans, l'augmentation est encore plus marquée (+312%), passant de 1000€ le mètre carré à 4160€ aujourd'hui.

 

Le fameux "modèle lyonnais", cher à Gérard Collomb, conduit Lyon à devenir une ville élitiste, inaccessible à la propriété pour les classes moyennes. Les loyers ont connu une évolution de 58% depuis 2000. Le pouvoir d'achat des ménages recule. La ville devient excluante, sélective, obligeant les ménages modestes à s'installer en périphérie.

 

Que propose Lyon en Commun ? Ménager le territoire, ralentir la ville : changer d'ère !

 

  • Un moratoire sur le SCOT et le PLU-H pour ménager le territoire et stabiliser l'aire urbaine. Pour rappel, la Métropole a voté cet été un PLU-H qui fait de l'attractivité son premier objectif. Or ce leitmotiv ne cesse de renforcer la pression immobilière sur l'agglomération, renchérir le prix au mètre carré, (avec pour autres effets induits : l'urbanisation des terres, la congestion du trafic...). Nous devons décélérer la ville !

 

  • Un coup d'arrêt aux Airbnb pour organiser et réguler l'offre de meublés touristiques dans la ville. Nous mettrons en place une cartographie des appartements meublés touristiques à partir de laquelle nous établirons un zonage de notre ville (comme l'a fait Barcelone) : là où l'offre en Airbnb est déjà (trop) importante, toute nouvelle transformation d'appartement en meublé touristique sera interdite. Nous doterons notre ville d'une unité de contrôle des meublés touristiques.

 

  • Une politique d'achat volontariste dans le cadre de l'office du foncier solidaire (OFS). Pour rappel, en 2014 nous proposions déjà la création d'un établissement public du foncier.

 

  • La création d'une Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) d'habitat, dont la ville sera partie prenante. Les collectifs d'habitants et associations déjà existants, pourront s'appuyer sur cet outil, ou y participer. L'habitat collectif est le moyen d'associer financements privés et publics, avec pour objectif de refaire de l'habitat un bien essentiel à la personne, qui doit échapper à la spéculation.

 

  • Un encadrement des loyers. Nous solliciterons activement le Préfet du Rhône et nous appuierons sur l'expérience d'autres villes en France mais aussi en Europe (Berlin par exemple).

 

  • Une poursuite de la production de logement social pour atteindre les objectifs de la loi (25 %).

 

  • Une « reprise en mains » de Grand Lyon Habitat, bailleur public historique dans notre ville, dont le patrimoine vieillit mal et dont le lien avec les locataires s'est considérablement dégradé.

 

  • Un accroissement de la production de logement social étudiant plutôt que des résidences étudiantes privées onéreuses, en s'appuyant notamment sur la SACVL.