Communiqué : Bébés du 7 en colère !

Lyon en commun a organisé une manifestation de poussettes, ludique et décalée, le samedi 1er février à 10 h au départ de la Place Jean Macé.

 

Les bébés du 7e dénoncent le manque de places en crèches dans un arrondissement qui a connu une évolution considérable de sa population : le nombre d'habitant·es sur Gerland a doublé en 20 ans, passant de 20 000 à 40 000 personnes.

 

Le bonnet d'âne pour l'offre de crèches sur le 7e arrondissement

 

La Ville de Lyon n'a pas su accompagner la croissance démographique avec une offre de berceaux adéquate. Le 7e recueille le bonnet d'âne des 9 arrondissements : son taux d'admission annuel en commission crèches est de l'ordre de 25 %, contre environ 35 % à l'échelle de la Ville de Lyon.

 

L'exécutif sortant s'en est remis au secteur privé dont les crèches ne peuvent répondre seules aux besoins de toutes les familles : tantôt parce qu'elles sont réservées à des entreprises conventionnées, tantôt parce qu'elles pratiquent des prix trop élevées.

 

Un « plan crèches » pour augmenter l'offre de 120 berceaux

 

Les bébés du 7e en colère, soutenus par Lyon en commun, proposent un plan « berceaux » pour pouvoir être dorlotés correctement : la création de 3 crèches sur le prochain mandat, soit près de 120 berceaux pour répondre aux besoins des familles.

 

Une attention particulière sera observée sur la qualité environnementale de ces nouveaux équipements au regard des matériaux employés mais aussi de la place des espaces verts et arborés offerts aux enfants. Ces crèches développeront une alimentation visant le 100 % bio.

 

Des crèches en particulier... et des équipements de proximité en général !


Les bébés du 7e en colère alertent sur le manque structurel d'équipements de proximité au bénéfice des enfants. Le Maire de Lyon, parce qu'il est obligé réglementairement de scolariser, a dû déployer en urgence des écoles en préfabriqués sur ce mandat (écoles Girondins et Blandan ; collège Gabriel Rosset). Les équipements sportifs, qui accueillent eux aussi des scolaires, sont totalement saturés.
Les bébés du 7e en colère rappellent que la Ville de Lyon pourrait tout à fait majorer la taxe d'aménagement de 5 à 20 %, applicables aux promoteurs immobiliers, afin de participer aux financements des équipements publics nécessaires aux Lyonnais·es.