5 GRANDS PROJETS DE TRANSITION POUR MODIFIER LES MODES DE DÉPLACEMENT SUR LA MÉTROPOLE DE LYON

5 grands PROJETS DE TRANSITION pour MODIFIER

les modes de déplacements sur la Métropole de Lyon

En 2019, nous avons vécu 33 jours de pic de pollution, tandis que la circulation aux portes de l'agglomération est en constante augmentation. Il est temps de décongestionner le trafic pour faire face à l'enjeu de santé publique qu'est la pollution de l'air. En lieu et place de l'Anneau des Sciences, très coûteux et polluant, nous reporterons les 4 milliards d'euros utilisés dans sa conception sur des projets visant à transformer les modes de déplacement sur la Métropole de Lyon. L’objectif,  donner aux habitantes et aux habitants la possibilité de se déplacer dans la métropole sans utiliser leur voiture.

Nous proposerons pour cela « cinq grands projets de transition » :

  1. La gratuité des transports en commun

La gratuité des transports n'est pas une utopie : l'utopie, c'est de penser que l'agglomération pourra supporter un trafic grandissant, à moyens constants, dans un contexte d'urgence climatique. La gratuité des transports n'est pas un coût, c'est une mesure qui permettra d’augmenter le nombre d’utilisateurs des transports en commun (+15% à 30% de voyageurs – source : SYTRAL 2019).

La gratuité des transports existe déjà dans plus de 30 villes en France dont Dunkerque, mais aussi dans des centaines de réseau dans le monde. Le 1er mars 2020 ce sont tous les transports en commun du Grand-Duché de Luxembourg (plus de 600 000 habitants) qui deviendront gratuits.

Nous mettrons en place la gratuité pour tous des transports en commun progressivement : d’abord lors des pics de pollution, et le week-end, puis de manière permanente.

 

  1. En engageant la sortie des véhicules carburant aux énergies fossiles

Nous engagerons la sortie progressive de tous les véhicules carburant aux énergies fossiles, en ayant pour objectif une sortie complète du diesel d’ici 2026, puis des véhicules à essence d’ici 2030. Pour cela, nous nous engageons, pour le durcissement de la Zone à Faibles Émissions mise en place par l’exécutif KIMELFELD et qui est, ce qui était prévisible, très insuffisante pour endiguer le dépassement des seuils de pollution autorisés. Nous les renforcerons pour nous permettre d’atteindre l’objectif fixé d’améliorer la qualité de l’air d’ici la fin du mandat : 

  • En étendant son périmètre géographique et d’abord en la mettant en place sur tout le territoire métropolitain en lien avec les maires. Nous pensons qu’il faut inclure l’A6/A7 dans le périmètre en lien avec le projet de requalification en boulevard urbain.
  • En incluant les véhicules particuliers diesel d’abord, puis essence ensuite. Plus précisément en excluant les véhicules Crit’Air 3, 4, 5 privés et professionnels d’ici 2026 puis les véhicules Crit’Air 2 privés et pro d’ici 2030.

Cette sortie des énergies fossiles ne devra pas se faire sur le dos des grand-lyonnais les plus pauvres. C’est la condition de la réussite de toute politique écologique, et nous en ferons une priorité de notre mandat. C’est pourquoi chaque nouvelle restriction s’accompagnera d’aides aux financières pour soutenir la transition.

 

  1. Faire de Lyon la première ville cyclable de France

Par la mise en place d'un plan vélo ambitieux visant à rééquilibrer la place des piétons et des cyclistes par rapport à la voiture. Il s'agit de créer un "système vélo" qui comprendra notamment des voies express,la systématisation de pistes cyclables sécurisées sur tous les projets de réaménagement, des parkings sécurisés et une agence du vélo. Au niveau des arrondissements de Lyon et des communes de la métropole ce plan vélofera partie intégrante de leurs plans de déplacements urbains (PDU) qui seront élaborés en concertation avec leurs habitants, les usagers et les associations.

Ce plan pourra s’inspirer des réseaux existants dans les grandes villes européennes comme Copenhague où la part du vélo représentait, déjà en 2018, 49% des déplacements quotidiens.

  1. Lancer un grand débat citoyen sur la transformation du périphérique Est

Parce qu’il y a une urgence écologique et sociale nous proposons de transformer le périphérique Est en un boulevard urbain limité à 50 km/h et de faire ainsi disparaître ce mur symbolique qui sépare la ville centre de sa périphérie. Le foncier ainsi libéré permettra de créer une ligne de tramway circulaire reliant les quartiers et villes limitrophes de l'agglomération afin de favoriser le report modal de la voiture vers les transports en commun. Cette mesure permettra à des milliers de métropolitains de pouvoir circuler en transports en commun d’une ville ou d’un quartier limitrophe à un autre sans passer par le centre de Lyon. Nous remplacerons ainsi la ceinture grise par une ceinture verte, en remettant de la nature et une voie mode doux.

Parce que nous entendons changer de méthode, nous soumettrons ce projet à un grand débat, impératif démocratique qui devrait précéder à tout grand projet puis il sera soumis  au vote des lyonnais et grand-lyonnais. En cas de réponse positive ceux-ci seront associés à sa réalisation, et participeront à la redéfinition de leur quartier.

  1. Lancer le projet de RER de la Métropole de Lyon

Ce projet de Réseau Express Métropolitain (REM), constitue une alternative à la voiture pour circuler dans l'agglomération. Il s‘agira d’ouvrir les discussions avec la Région Auvergne – Rhône-Alpes pour créer un réseau unique de transport en commun intégrant les réseaux urbains et le TER pour favoriser le report modal. La création de nouvelles dessertes sur l'agglomérationest indispensable à la mise en place du RER : (Brignais- Givors ; Val de Saône ; Agglomération pontoise, etc.)

A terme, il s‘agira d’étendre le RER Métropolitain à l’ensemble de l’aire métropolitaine lyonnaise car les transports doivent s’organiser sur le bassin de vie : Saint-Etienne, Vienne-Condrieu, L'Isle-d'Abeau - Bourgoin-Jallieu.  

 

Et en plus nous proposons :

  • De mettre en place de "hubs mobilité" aux entrées-sorties de la Métropole, points centraux d'échanges intermodaux où les automobilistes pourront garer leur voiture dans des parcs relais et emprunter des modes de déplacement doux (train, tram, métro, vélo, etc...) ;
  • De mesurer systématiquement le niveau de pollution à l'intérieur des bâtiments municipaux (écoles, crèches, gymnases, résidences pour personnes âgées, stations de métro, etc...) et les rendre  publiques afin de prendre les mesures nécessaires ;
  • De développer les navettes fluviales et les navettes de quartier (motorisations non polluantes).